notes·de·pit

Parfois j'apprends à pêcher à des gens qui n'aiment pas le poisson

La biodiversité vue depuis son jardin

Mon jardin un peu punk

Entre deux séances de désherbage de la terrasse — parce que les herbes, bonnes ou mauvaises, n’y sont pas les bienvenues — je lis que la nature est en souffrance. Des centres de revalidation d’oisillons voient la demande croitre, avec des oisillons de plus en plus jeunes : les parents les abandonnent, faute de nourriture suffisante — principalement des insectes, en déclin de 75 % en 30 ans. Des fermiers rentrent leurs bovins et leur donnent les rations d’hiver, faute d’herbe à brouter. Les maraîchers parlent de l’effet sèche-cheveux : le vent sec et chaud assèche les plantes, et ils se demandent ce que sera leur récolte (spoiler alert, ce sont ces récoltes qui nous nourrissent).

Pendant mes séances de désherbage de la terrasse je repense à ces articles et recommandations ventant les mérites des jardins punks et des zones de fauchage tardif qui permettraient de conserver un semblant de biodiversité. Pourquoi chaque citoyen ayant un jardin de quelques mètres carrés n’y plante pas des haies, un ou plusieurs arbres et une ou plusieurs zones de fauchage tardifs et préfèrent un robot tondeuse et un jardin comme un terrain de foot — ou de golf. Choisis ton camp ? Pourquoi d’ailleurs est-ce que ce type de jardin nu reste-t-il la norme ?

Lorsque je suis le long de la route, je vois un peu de fauchage tardif. C’est bien. Je vois aussi des routes sans arbres le long ou bien avec des trous parce que des arbres sont morts et n’ont pas été remplacés. À nouveau, l’état a un rôle à jouer — LOL, j’y crois pas — pour planter, végétaliser et faire campagne pour que le citoyen trouve normal qu’il y ait de la biodiversité dans son jardin… et qu’il sache ce que c’est et combien c’est important.

Perso, je fais mon colibri — avec mes contradictions d’humain bien sûr — et j’essaie que mon jardin soit vivant.

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Faites ce que je fais, pas ce qu'ils font

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— Le vrai enjeu est ailleurs : ce que la réforme change en silence pour l’école, les profs et les élèves.

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— La technologie n'est pas neutre. Ni l'IA. Ni le confort qu'elle procure.

Et si ?

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